Sancocho panaméen

Bol en céramique colorée rempli de sancocho fumant, poulet et racines dans un bouillon parfumé

Sancocho panaméen, le bouillon au poulet et racines

Le sancocho, c’est le plat réconfortant par excellence du Panama, presque considéré comme un remède autant qu’un repas. Souvent préparé les lendemains de fête, réputé pour requinquer après une soirée bien arrosée, il rassemble du poulet mijoté longuement avec des racines locales et du ñame dans un bouillon parfumé à la coriandre fraîche.

Ce qui compte vraiment, c’est le temps de cuisson, laisser le bouillon développer toute sa saveur réconfortante avant de servir. Un plat généreux qui a autant sa place lors d’un repas dominical qu’après une nuit un peu longue entre amis.

Infos pratiques

  • Difficulté : Facile
  • Type de plat : Plat principal
  • Temps de préparation : 25 min
  • Temps de cuisson : 1 h 15
  • Temps total : environ 1 h 40
  • Portions : 6 personnes
  • Budget : €€
  • Pays : Panama
  • Continent : Amérique du Nord

Pourquoi ce bouillon est le plat national du Panama

Le sancocho puiserait ses racines dans les grands ragoûts espagnols comme l’olla podrida ou le cocido, apportés par les colons, tandis que les Africains déportés au Panama ont contribué leur savoir-faire des herbes aromatiques et la tradition de cuisiner en grandes marmites à feu doux. De cette rencontre est né un plat de subsistance, pensé pour nourrir généreusement avec les ingrédients disponibles localement.

Ce qui distingue le sancocho panaméen des autres versions sud-américaines, c’est son ingrédient signature : le culantro, une herbe aromatique bien différente de la coriandre malgré son nom proche, au parfum terreux et intense qui définit littéralement l’âme du plat. Le ñame, de son côté, joue un rôle d’épaississant naturel, donnant au bouillon sa texture caractéristique tout en apportant sa propre saveur.

Traditionnellement préparé avec une poule fermière plutôt qu’un poulet classique, le sancocho occupe une place si centrale dans la culture panaméenne qu’on le sert aussi bien lors des réunions dominicales que pour soigner un rhume, un chagrin, ou la fameuse « goma », la gueule de bois du lendemain de fête.

Ingrédients

  • 1 poulet fermier, coupé en morceaux
  • 500 g de ñame, pelé et coupé en gros morceaux
  • 1 oignon
  • 3 gousses d’ail
  • 1 poivron
  • 1 bouquet de culantro frais (à défaut, coriandre fraîche)
  • Origan frais ou séché
  • Sel, poivre
  • Riz blanc, pour servir à part

Préparation

  1. Mettre le poulet dans une grande marmite, couvrir d’eau, porter à ébullition et écumer.
  2. Ajouter l’oignon, l’ail, le poivron et l’origan émincés, laisser mijoter à feu doux environ 40 minutes.
Mains ajoutant des morceaux de racine de ñame dans une marmite de bouillon de poulet
  1. Ajouter les morceaux de ñame, poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la viande soit tendre et le ñame fondant, environ 30 à 40 minutes de plus.
  2. Ajouter le culantro frais ciselé en fin de cuisson, assaisonner de sel et de poivre.
  3. Servir chaud, accompagné de riz blanc servi à part, jamais mélangé directement dans le bouillon.
Forêt tropicale dense du Panama avec une rivière serpentant entre la végétation

Conseils

  • Ne pas presser la cuisson : c’est le temps qui permet au poulet de libérer tout son collagène et au bouillon de développer sa saveur.
  • Ajouter le culantro seulement en fin de cuisson pour préserver son parfum, qui s’évapore vite à la chaleur.
  • Servir toujours le riz à part : chacun décide ensuite de le mélanger ou de le déguster à côté.
  • Le sancocho se bonifie souvent réchauffé le lendemain, une fois les saveurs bien installées.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le culantro et en quoi diffère-t-il de la coriandre ?

Le culantro est une herbe aromatique distincte, aux feuilles plus longues et dentelées, au parfum plus intense et terreux que la coriandre classique. Il est irremplaçable dans la recette traditionnelle.

Peut-on remplacer le ñame si on n’en trouve pas ?

La patate douce ou la pomme de terre peuvent dépanner, mais elles n’apporteront pas la même texture épaississante ni la même saveur caractéristique du ñame.

Pourquoi le sancocho est-il réputé contre la gueule de bois ?

Ce bouillon chaud, salé et riche en électrolytes est traditionnellement considéré comme reconstituant au Panama, consommé aussi bien après une fête qu’en cas de rhume ou de fatigue.

Poulet ou poule, quelle est la vraie version traditionnelle ?

La recette d’origine utilise une poule fermière à la chair plus ferme et au goût plus prononcé, mais le poulet classique est aujourd’hui largement utilisé pour plus de simplicité.

Pourquoi sert-on le riz à part plutôt que dans le bouillon ?

C’est la tradition panaméenne : chacun choisit de tremper sa cuillère de riz dans le bouillon ou de le déguster séparément, une habitude qui laisse le choix à chaque convive.

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